MaaxPoker http://www.maaxpoker.com Improve the web Mon, 22 Jun 2009 04:59:51 http://backend.userland.com/rss092 fr Joueurs débutants : vos premiers pas Sun, 07 Feb 2010 02:13:49 Dans cette section « Débutants », vous retrouverez les principales étapes à suivre pour vous familiariser avec ce jeu et vous pourrez réagir et poser vos questions dans les topics qui leur sont consacrés.
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Etape 1 : Apprendre les bases du Texas Hold’em
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Les règles du Texas Hold'em

Le jargon du poker

Les différents types de jeu et leurs caractéristiques

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Etape 2 : Connaître les fondements de la stratégie gagnante
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Connaître la valeur des mains de départ

Connaître les statistiques de base

Se fixer un programme pour monter et gérer une bankroll

Connaître la stratégie gagnante en SNG fullring

Connaître la stratégie gagnante en MTT Low Cost

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Etape 3 : Se lancer dans l’arène
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Bien choisir sa room


Prenez votre temps, toutes ces étapes sont très importantes et elle vous garantiront des bases solides pour bien débuter au poker. N’hésitez pas à vous référer souvent à ces articles et à poster dans chacun de ces topics pour poser vos questions et approfondir certains concepts.

Quand vous vous serez familiarisé avec ces notions, je vous donne rendez-vous dans la catégorie « Débutants » du forum pour lancer des discussions, créer des topics, faire part de vos expériences et poser toutes vos questions pour passer à la vitesse supérieure.

L’apprentissage du poker est une longue route sinueuse, faite d’émotions intenses et d’obstacles, qui vous apprendra beaucoup sur vous-même et ce que vous êtes. Je serais ravi de vous accompagner sur ce chemin en vous mettant dans les meilleures conditions qui soient. Maintenant, vous avez les cartes en main, c’est à vous de jouer…


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Quelques conseils pas si évidents pour ne perdre au poker Fri, 21 Aug 2009 19:08:15
Aujourd'hui, je viens vous faire part de quelques conseils qui me semblent primordiaux si l'on veut être un joueur gagnant sur les tables. Evidemment, le premier conseil que l'on peut donner à un novice est d'enrichir sa technique et sa stratégie mais au bout d'un moment, et si l'on veut passer un cap supplémentaire, techniques et stratégies risquent de ne pas être suffisantes.

Il y a d'autres facteurs qui peuvent vous empêcher de gagner des sous, et même certains qui vont vous en faire perdre, et il est important de les prendre en compte car ils peuvent influer beaucoup sur vos résultats. Selon moi, cela peut faire la différence entre un joueur perdant et un joueur gagnant, voire même entre un joueur gagnant et un requin.

A vous d'en tenir compte ou pas.

1) Ne jouez pas si vous avez bu ou pris des substances diverses : bon je ne suis pas un empêcheur de tourner en rond, et loin de moi l'idée de vous empêcher de vous amuser, mais vous devez savoir que dans ces conditions, vos perceptions ne sont plus tout à fait les mêmes. Certains vous diront qu'ils jouent mieux en ayant un peu bu ou fumé. C'est peut-être vrai pour certains, mais je peux vous assurer que c'est totalement faux pour beaucoup d'autres. Votre état second ne vous fera plus voir le danger de la même manière et votre envie de flamber va très souvent se réveiller. Ces deux facteurs associés risquent bien de vous mener à la ruine. Beaucoup de joueurs regrettent, le lendemain, d'avoir joué plus qu'ils n'auraient dû ou même pu. Ne soyez pas cela. Libre à vous de vous amuser, mais dites-vous que c'est comme la voiture et ne mélangez pas.

2) Ne jouez pas si vous êtes pressé : pause du midi, ou heure à tuer avant de sortir, etc... Ce genre de sessions peut faire très mal. Si vous êtes pressé, vous pouvez être à peu près certain que la partie va se terminer rapidement. Le poker est un jeu de patience et dont le but est de faire moins d'erreurs que vos adversaires. Si vous êtes pressé par le temps, vous êtes certain de ne plus jouer votre meilleur jeu. En revanche, vos adversaires le font eux. De votre envie que la partie ne dure pas plus que le temps qui vous est imparti et donc d'écourter cette dernière, découle un maximum d'erreurs cruciales qui vont vous coûter très cher. La plupart du temps, vous allez essayer de créer des accidents et de tuer vos adversaires avec des coups « borderline ». Le résultat de ce genre de comportement est que c'est vous qui allez vous prendre un mur.

3) Ne jouez pas si vous êtes fatigué : voilà une des erreurs les plus graves au poker. Les yeux piquent, on baille et il serait temps d'aller dormir, mais l'envie de jouer est là et vous vous dites « une petite session avant d'aller dormir ». Avec la fatigue, votre attention est diminuée, voire même inexistante. Vous ne voyez plus la moitié des choses qui se passent à la table. Vous jouez vos cartes et encore, pas de la manière dont il le faudrait. Votre edge, aussi supérieur qu’il soit, risque de devenir négatif et de vous transformer en « fish de la table ». Pourquoi croyez-vous que les pros ont un rythme de vie décalé ? Ils arrivent aux tables quand les joueurs ne voient plus rien, pour leur prendre leur argent sans même qu'ils ne s'en rendent compte. Alors souvenez-vous que lorsque vous êtes fatigué, vos adversaires se feront un plaisir d'alléger vos poches. Allez dormir, cela vaut mieux.

4) Soyez CONCENTRE : certains vont se dire « il nous prend pour des nuls ou quoi, c'est évident qu'il faut se concentrer ». Evident ? Et bien pas tant que ça. Quand je dis se concentrer, ça veut dire se concentrer vraiment. Faites en sorte d'oublier MSN, Facebook, vos mails ou le téléphone... Evitez que des amis arrivent durant vos sessions ou même une petite amie qui veut des câlins pendant que vous êtes devant l'écran (les câlins après sessions n'entrent pas en ligne de compte hein ;) lol) .Ce conseil vaut aussi pour les parties qui se déroulent en cercle ou au casino. Le match si passionnant ou le décolleté de la barmaid, c'est pour plus tard. Quand vous jouez au poker, la seule chose à faire à coté c'est jouer au poker.

5) Faites des pauses : ce conseil parle pour lui-même. Evitez simplement les sessions trop longues. Soufflez de temps en temps. Cela vous permettra tout simplement de remettre les choses à plat et donc de ne pas vous sentir trop euphorique ou, à l'inverse, de continuer sur une mauvaise lancée. De chez vous, faites une pause entre 20min et une heure, toutes les deux ou trois heures. Cela vous sera profitable.

6) Ne jouez pas si vous êtes énervé ou si vous avez des soucis personnels ou professionnels : jouer dans ces conditions est purement suicidaire car vous êtes en tilt avant même d'arriver à la table. Vous jouez pour passer vos nerfs, voire même vous venger par personne interposée ou pour extérioriser votre énervement. Les résultats en seront catastrophiques et encore, si cela se passe bien pour vous.

Voilà mes quelques conseils à suivre pour éviter certains désastres sur les tables et pour que vos résultats restent stables. Si vous jouez uniquement par plaisir de jouer, il est évident que ces conseils ne vous seront guère utiles, mais si vous envisagez de gagner régulièrement et à long terme, essayez de les respecter le plus souvent possible. Les règles de vie et la discipline vous aideront à économiser et à gagner de nombreux buy-ins.

Bonnne chance à tous.

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http://www.maaxpoker.com/strategie/12264-quelques-conseils-pas-si-evidents-pour-ne-perdre-au-poker.html
Stratégie débutant pour les tournois multi-tables Wed, 12 Aug 2009 12:17:03 Quelles sont avant tout les caractéristiques des tournois multi-tables?

► Grand nombre d’adversaires.
► Taille du prize-pool.
► Durée de la partie.
► Augmentation de la taille des blindes et parfois présence d’antes.

En quoi ces spécificités vont-elles influencer votre jeu?


► Le grand nombre d’adversaires fait que vous serez plus exposés aux aléas de la chance.
► Votre stratégie devra s'adapter à la répartition du prize-pool, à l’augmentation des blinds et a la taille de votre tapis.
► Vous devrez rester concentrés durant toute la longueur du tournoi.

Les grandes étapes d’un tournoi multi-table :

♠ Début du tournoi.

♥ Point d’inflexion.

♦ La bulle ou l'entrée dans les places payées.

♣ La Table Finale.

Début du tournoi :

Au début du tournoi tout le monde possède le même nombre de jetons. Les blindes sont faibles par rapport aux tapis, beaucoup de très mauvais joueurs sont encore en course. La question que vous devez vous poser à ce stade est : comment doubler mon tapis?
Dans les tournois a faible buy-in (entre $1 et $22), le comportement de vos adversaires est assez aléatoire. Beaucoup vont faire tout simplement n’importe quoi. La profondeur de tapis va vous permettre d’attendre les grosses mains. Opter pour une stratégie de jeu assez serrée est dès lors très profitable.

Les mains a jouer preflop :

Les mains les plus fortes comme AA, KK, QQ, JJ ou AK doivent être jouées préflop. J’entends par là que vous devez essayer de trouver une confrontation all-in avant de voir le flop. Pour cette raison vous devez surelancer vos adversaires ou faire directement tapis si vous pensez pourvoir être payé.

Les mains a jouer postflop :

Certaines mains à fort potentiel comme les pocket pairs, les suited-connectors ou des mains spéculatives comme J8s ont une faible valeur avant le flop (vous ne souhaitez pas partir a tapis avec), mais si vous avez l’opportunité de voir le flop sans investir une trop grosse partie de votre tapis (moins de 8% environ), il devient alors intéressant d’essayer de flopper un gros jeu. Lorsque vous floppez, vous devez jouer de manière a faire rentrer le plus d’argent possible dans le pot. Ceci peut impliquer de faire tapis très vite dans la main ou a l’inverse de cacher la valeur de celle-ci pour prendre les jetons de vos adversaires au turn ou a la river.
Quelles sont les mains qui vont vous permettre de jouer pour tout votre stack? En général, au flop, si vous trouvez 2 paires ou mieux vous pouvez largement payer votre adversaire à tapis ou faire tapis vous même.


Bluffer n’est pas nécessaire à ce stade :
Bluffer n’est pas vraiment nécessaire à ce stade de la partie. Vos adversaires vont presque toujours vous payer quand vous aurez un gros jeu. Cependant certaines mains peuvent se jouer de façon agressive même si ce ne sont pas des jeux faits, on parle alors de semi-bluffs.

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■ Semi-bluffs
Quand vous avez un tirage un tirage flush et deux overcards et que votre adversaire a seulement 2 paires vous avez 52% de chance de gagner a l'abattage. Vous avez donc une meilleur main que votre adversaire.
Exemple: Vous avez
et votre adversaire possede
, sur le flop
, dans ce cas c'est vous qui avez la meilleure main meme si vous n'avez pas un jeu fait. Pour cette raison, vous pouvez utiliser la force pour essayer de coucher votre adversaire car vous n'avez pas peur de partir a tapis contre lui.
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Le mystérieux point d’inflexion

Il existe un moment dans chaque tournoi ou vous allez passer d’une certaine profondeur (plus de 30 grosses blindes environ) à une situation ou au contraire votre tapis limite les décisions que vous allez prendre à aller all-in préflop ou au turn ou encore à tout simplement vous coucher.

On passe ainsi d’une situation proche des cash games a une situation spécifique de tournois. Ce moment est appelé le point d'inflexion. A ce moment la, il devient beaucoup plus important de gagner un grand nombre de pots que d’en prendre peu mais des gros comme c'était le cas en début de tournoi et que la profondeur de votre tapis vous le permettez. C’est aussi le moment ou vous aller devoir mettre votre tapis en péril quand vous n’avez plus que 10 grosses blindes ou moins. Il est beaucoup plus facile de remonter un tapis en gagnant un all in quand vous avez 40% de chances de gagner que de remonter en partant de 5 blindes.

Si vous vous demandez comment reconnaitre ce moment, je vous dirai qu’il n’y a pas vraiment de réponse. La situation est totalement différente quand vous avez un tapis de 20BB et la moyenne est à 60BB que quand vous avez un tapis de 20BB et la moyenne est à 10. Dans le premier cas il vous faudra être tight car vos adversaires peuvent se permettre de vous payer sans mettre en péril leur survie, dans le second il vous faut jouer de manière très agressive car vous pouvez mettre en péril la leur.

Après le point d'inflexion il vous faudra relancer plus de mains et être beaucoup plus agressif postflop. Pour vous aider a identifier ce moment vous pouvez considérer qu'il faut changer de stratégie a partir de 30 grosses blindes


La Bulle

La bulle est un moment crucial des tournois multi-tables. C’est a ce moment là que va se décider si vous êtes payé ou non. La tendance générale va donc être de jouer plutôt serré. Vous aurez donc plutôt intérêt à prendre des risques pour voler les blindes et ainsi exploiter le comportement plutôt conservateur de vos adversaires. En revanche, il vous faut éviter de sortir à ce moment de la partie, ce qui implique de ne pas payer quand les autres joueurs font tapis!

Voici les 5 situations que vous pouvez trouver à la bulle:

Vous avez un gros tapis et votre adversaire en a un moyen:
Dans ce cas là il faut être hyper agressif, votre adversaire veut tout sauf sortir.

Vous avez un petit tapis et votre adversaire aussi:
Vous pouvez jouer votre jeu normal, de toute façon votre partie à tout deux est menacée.

Vous avez un gros tapis et votre adversaire aussi:
Il vous faut éviter à tout pris une confrontation. Si c'est le cas, il vous faut faire all in très rapidement car votre adversaire ne pourra presque jamais vous payer.

Vous avez un tapis moyen et votre adversaire à un gros tapis:
Ne bluffez pas et jouer vos mains au plus vite, en étant très agressif.

Vous avez un petit tapis et votre adversaire à un gros ou un moyen tapis.
Jouez très serré et directement all in. Bluffer n'est pas une très bonne idée.

La table finale
Faire une table finale est une consécration. On l'attend souvent depuis longtemps et quand elle arrive finalement autant ne pas manquer le rendez-vous.

Juste avant la table finale, où en général les places sont les mieux payés on se retrouve dans une situation similaire à celle de la bulle, où jamais presque on ne peut se permettre de payer quelqu'un all-in mais où au contraire très souvent il faut savoir pousser ses jetons au milieu. Après, en revanche, on se retrouve à nouveau dans une situation proche d'une table de cash-game et il vous faudra jouer de manière similaire. N'oubliez pas toutefois que la première place est souvent de loin la mieux payée. Pour cette raison, il est tout à fait possible de pousser ses jetons quand vous pensez avoir une chance sur deux de l'emporter, car si vous doublez vous serez en excellente posture pour gagner le tournoi. Mais là encore il faut bien regarder la taille du tapis de chacun. Si il y a un joueur avec un tres petit tapis pourquoi ne pas attendre un petit peu? ]]>
http://www.maaxpoker.com/strategie/12024-strategie-debutant-pour-les-tournois-multi-tables.html
Omaha hi low : une stratégie de base Mon, 06 Jul 2009 00:36:54 pot limit/full ring/basses limites



Une fois les règles de cette variante assimilées, il est bon d'adopter une stratégie de jeu.
Je vous en propose une facile à appliquer pour un joueur débutant.



*Sélectionner ses mains*

Le nombre de possibilités offertes avec 4 cartes en main et la haute fréquence de pots non relancés peuvent nous pousser à entrer dans quasiment tous les coups d'autant plus si les blinds ont peu d'impact sur notre stack comme en cash game par exemple.
En réalité, c'est un piège à éviter, un traquenard à esquiver, un guet-apens à contourner, bref un truc à pas faire quoi .

La meilleure main de départ à l'Omaha Hi/Lo est
.
les mains comportant un as et 3 autres cartes sous le 5 (permettant de réaliser une wheel, une quinte A2345), voire sous le 6, sont très bonnes d'autant plus s'il y a une des cartes assorties à l'as.

Avoir une belle main de départ est primordial. Belle (pas forcément "un mot inventé pour elle") veut dire capable de remporter l'intégralité du pot.
Ainsi des mains à potentiel en omaha hi de type
ou
perdent beaucoup de valeur au Hi/Lo à cause de leur incapacité à former une main basse.
Il est intéressant de ne jouer ce type de main (omaha classique) que lorsqu'elles sont parfaites c'est à dire avec des possibilités de wrap de quinte , de couleurs max ou de brelans forts du style
ou
et de ne pas hésiter à les abandonner sur (le bord de l'autoroute) si le flop ne va pas dans leur sens .



D'autres mains très jouables (liste non exhaustive) : A2 + une paire, 2345, A2xx,AA + 2 cartes sous le 8...
Avoir un tirage couleur, (ou suite dans une moindre mesure) en plus des cartes susceptibles de faire une main basse est très intéressant.

Un jeu serré est garant de la réussite d'autant plus en basses limites. Faire preuve de patience est donc important, en même temps je vous avoue qu'il y a plus rock n roll comme jeu...

Il faut noter l'importance de l'As à l'Omaha Hi/Lo. Un As est la meilleure carte des deux côtés du pot. C'est la carte clé pour souvent faire une main basse max, et aussi une carte très importante pour le hi surtout quand elle est accompagnée d'une carte assortie.

Les positions (pas celles du kama sutra) sont aussi importantes au Omaha Hi/Lo qu'au Texas Hold'em (pour bluff ou pot control) . Cela veut dire que les mains moyennes (comme JJ24, A36K, KQ23.) sont à jouer plus en position tardive dans un pot non relancé.



*Viser les nuts*

A une table à 10 joueurs 40 cartes sont distribuées et si on y ajoute les 5 cartes du board nous voyons bien que quasiment toutes les cartes ont été données, ce qui augmente les chances qu'il y ait au moins un joueur qui ait les nuts (le jeu max).

Mettre de l'argent dans un pot pour jouer un tirage moyen n'est pas rentable sur le long terme, donc n'engagez gros que sur les tirages max .
Certes plus la table est short handed plus nous pouvons élargir notre range, mais cela n'est pas sans risque. Aux petites limites c'est souvent le joueur le plus serré qui est gagnant...car il fait son profit sur les erreurs adverses.

Attention: Dans un pot avec beaucoup de joueurs si vous avez une suite ou une couleur et qu'il y a une doublante sur le board, il y a sûrement un full...et si vous avez un full, mieux vaut qu'il soit max. De même pensez que les quintes flush ça arrive... oui, le joueur de hi low est plutôt parano...
En gros plus il y aura de joueurs dans le coup et plus il faudra être max...


*Jouer le scoop*

Avoir un tirage max n'est pas synonyme de call obligatoire.

Exemple : Nous sommes 4 dans le coup et avons
.
Blinds 50/100
Nous avons la position.
Flop :
pot: 400
Le premier de parole, un joueur sérieux mise le pot 400, nous pensons qu'il a la flush.
Tout le monde fold jusqu'à nous...
Cela peut paraître un call facile.
Mais regardons de plus près.
Nous devons rajouter 400 pour gagner au mieux 200.
Cela n'est pas rentable.

Si nous avions eu
, le call est bon car nous pouvons prendre le haut si un 6 ou 8 double et nous avons le tirage low max pour nous couvrir.
Avec
, relancer peut même s' envisager...

En revanche dans le même coup avec 3 joueur en lice le call peut s' envisager surtout si l'on pense qu'il y a 2 flush en face mais attention le suiveur peut avoir A2 et pire encore l'attaquant peut avoir A2 à pique.

Dans la perspective de jouer le scoop, jouer pour gagner la totalité du pot (oui, rien à voir avec celui du paparazzi), il est donc préférable de jouer ses tirages low max quand ils sont accompagnés d'un petit quelque chose qui puisse prendre le hi en anticipant les améliorations préflop, une paire, un tirage flush ou suite même backdoor (nécessitant encore 2 cartes favorables).

Ainsi il est important de ne négliger aucune de vos 4 cartes et d' anticiper les outs qui vous donneront la possibilité d'utiliser 2 cartes pour faire le low et 2 autres pour faire le hi.
Dans ce cadre quand vous entrez dans le coup essayer d'imaginer quel serait le flop ou le board idéal...oui, rêver est essentiel...

Exemple :
pour
, le rêve est
x
pour
, le rêve est
x x

Dans certains cas, il est bon notamment en tête à tête, (yeux dans les yeux, chandelles ardentes), lorsque nous avons seulement le low max d'être ultra agressif pour faire lâcher un hi non max à notre adversaire.
Même chose avec un hi max sur un board avec un low possible pour faire lâcher un low non max...



*Jouer le partage*

Mathématiquement, jouer seulement le split (le partage), (oui pas ce coup quasi impossible au bowling) n'est rentable que lorsqu'il y a plus de 2 joueurs dans le coup.
En effet à 2 on met de l'argent dans le pot pour espérer seulement le reprendre au show down...

A noter que les meilleurs tirages low max sont ceux qui possèdent plusieurs possibilités.

Exemple : sur un board

x a plus de chance de toucher que
x x qui ne vaut quasiment plus rien si un A ou un 2 sort.

( x est une carte sans importance, ce n'est pas l'inconnu recherchée dans l'équation)...



*Garder le pigeon*

Relancer avec un simple tirage low max est donc souvent contre productif si l'on se retrouve en tête à tête, le but est d'essayer d'attirer un joueur faible qui s'accrochera avec un hi ou low non max. Cette stratégie est essentielle pour faire du profit et ne pas se contenter de spliter contre un seul hi.
Dans ce contexte, coopérer tacitement (non ce n'est pas de la collusion...) avec le détenteur du jeu hi ou low (si c'est un bon joueur) selon ce qu'on a nous, est une chose assez fréquente.

Attention aussi, ne jouez pas le low même max avec un tirage backdoor, si le flop n'est pas constitué de 2 cartes différentes ou égales au 8 il vaut mieux abandonner sauf si bien sûr nous avons en plus d'un low possible, un éventuel hi max.

Nota bene: je n'aborde pas ici les bluffs ou semi bluffs qui ne sont que peu rentables à petites limites, mais il est possible de transformer un tirage low max en bluffant en surrelançant pour mettre la pression à son adversaire pour lui faire lâcher un jeu non max sur une ou plusieurs barrel (mises).
Nous pouvons aussi tenter de bluffer les low max qui font suite du type wheele (A2345) mais je ne conseille pas de le faire en basses limites...



*Relancer préflop*

L'intérêt d'une relance est souvent de protéger la partie hi de sa main, relancer avec les mains de types A2KK, AA23, A2QQ est une chose importante...
D'autres avantages à relancer :
- Jouer un gros pot (la relance préflop induit la mise river...)
- Eviter l'entrée dans le coup des joueurs placés derrière vous pour obtenir la position (parler en dernier au flop).

Cependant, la relance préflop est moins importante qu'en texas hold'em.
C'est un jeu qui se joue plus postflop.


*Calibrer ses mises*

Misez le pot dans la majeure partie des cas, même avec les nuts et oubliez le slowplay en règle générale.
Il est intéressant de miser la moitie du pot ou 3/4 de celui-ci à la rivière que pour garder le pigeon dans un 3way pot (3 joueurs).
Slowplayer n'est utile que face à des joueurs tight qui réfléchissent (mais y en a pas des masses en basses limites...) dans le but de se faire payer light sur la ou les enchères suivantes.




Cette stratégie n'est pas la seule possible et doit être adaptée lorsqu'on monte de limite.
Le but ici étant de donner une base solide permettant de faire du profit en basses limites sans trop s'exposer à la variance (up&down).




Quelques chiffres :

source Iggy 38 (Grenoble poker)

In full table :

Getting flops :
_ A2, get low = 7%
_ A2, get low draw = 37%
_ 23, get ALX = 13%
_ A3, get 2LX = 13%
_ A4, get 23X = 4%
_ A2 with 34K, counterfeited = 25%

flop structure :
_ HHH = 5%
_ HHL = 32%
_ HLL = 46%
_ LLL = 16%

Chance making low at showdown :

______________________________________________
|deal... | Preflop | Flop LLX | Flop LXX |
|____________________________________________|
|2 low cards | 24% | 59% | 16% |
|3 low cards | 40% | 72% | 26% |
|4 low cards | 49% | 70% | 24% |





Bonnes sessions à tous. ]]>
http://www.maaxpoker.com/strategie/10107-omaha-hi-low-:-une-strategie-de-base.html
Le Floating, une arme pour contrer les continuation bets Sun, 05 Jul 2009 17:30:21 le continuation bet (voir article ici) est certainement l’une des plus rapidement adoptées et utilisées par le plus grand nombre. Il est devenu presque automatique de miser au flop après avoir relancé préflop, que l’on ait touché quelque chose ou non. Ce move a fait ses preuves et ne pas y avoir recours constitue un réel manque à gagner pour tout joueur de poker qui se respecte. Mais après tout, le propre des grands joueurs n’est-il pas justement de savoir s’adapter et faire évoluer son jeu en fonction des tendances stratégiques générales du moment ? Comment contrer cette tendance globale des joueurs à utiliser le continuation bet à outrance ? La réponse est simple et se résume en un mot : le Floating.



Le Floating : unique recours pour contrer un Cbet ?


Il existe en fait une autre façon d’exploiter les continuation bets adversaires et il s’agit d’une technique que vous connaissez bien : le check/raise. Après avoir bien cerné un adversaire et avoir acquis la certitude qu’il utilise le Cbet très souvent, il est souvent judicieux de checker dans un premier temps hors position, de laisser son adversaire effectuer son Cbet, pour enfin revenir sur lui avec une relance substantielle qui remportera souvent le pot. Cependant cette technique n’est applicable qu’en étant premier de parole et n’est d’aucune utilité lorsque son adversaire mise en premier au flop. De plus, elle possède l’inconvénient de rouvrir le tour d’enchères et de faire grossir le pot de façon radicale. On s’expose ainsi à une sur-relance adverse, souvent synonyme de perte du pot en ayant perdu beaucoup de jetons. C’est là qu’intervient le Floating, qui n’est autre qu’un subtil mélange de pot control et de bluff en deux temps.


Qu'est-ce que le Floating?

Le principe du Floating est simple : suivre simplement le Cbet de son adversaire avec rien en main, dans le but de décaler son agression et de le bluffer plus tard dans la main. Cette technique est donc applicable autant en position que hors position. Vous pouvez vous contenter de payer sa mise en étant en position, ou alors passer en mode check/call hors position. Les fois où votre adversaire décide de checker derrière vous sans faire de Cbet, vous obtenez une carte gratuite et une belle occasion de miser directement au turn pour exploiter la faiblesse qu’il vient de montrer.


Caller simplement n’est-il pas synonyme de faiblesse pour l’adversaire?

C’est vrai, on pourrait se dire que se contenter de payer peut envoyer le message à son adversaire qu’on ne dispose pas d’une main plus forte que ça et que, en check-raisant ou en relançant directement, on s'offre une occasion supplémentaire de remporter le coup lorsque l’adversaire décide de jeter sa main. Ce raisonnement est loin d’être erroné mais, à y regarder de plus près, la situation n’est pas toujours si simple que ça. En fait, deux cas sont possibles : l’adversaire n’a rien du tout ou, au contraire, il possède réellement une main.
Lorsque l’adversaire n’a rien et qu’il a fait son Cbet en bluff pur, le simple fait de le caller au flop suffira à le faire ralentir au turn. Les joueurs adeptes du 2-barrels en bluff pur (un Cbet suivi d’une mise au turn avec rien en main) sont encore très rares en low et middle limits. La plupart du temps, un call de notre part au flop sera donc suffisant pour freiner les velléités adverses. De plus dans notre raisonnement, il ne faut pas oublier une autre technique très répandue: le slowplay (voir article ici). Un joueur qui calle uniquement au flop peut tout à fait être en train de slowplayer un gros jeu (souvent un brelan) et cela est souvent bien plus inquiétant qu’un joueur qui relance très fort dès le flop. Pour toutes ces raisons, se contenter de payer au flop n’est pas forcément synonyme de faiblesse et le résultat sera très souvent un ralentissement de la part de notre adversaire, pris en flagrant délit de « continuation bluff ». Une simple mise au turn rempotera alors très souvent le pot sans contestation.
A l’inverse, lorsque l’adversaire dispose réellement d’une main forte, notre call ne l’effraiera pas plus que ça et il risque de miser de nouveau au turn. Dans ce cas, nous pourrons alors nous écarter de la main sans trop de regret, presque persuadés de faire face à un gros jeu. La grosse différence avec un check/raise au flop ou une relance de notre part, c’est que, en décidant simplement de caller sa mise au flop, on obtient la même information mais à moindres frais, en évitant en plus de faire grossir le pot et de s’exposer à une énorme sur-relance adverse. Si vous pensez avoir remarqué que votre adversaire est capable de miser 2 fois avec rien en main malgré votre call au flop, vous pourrez alors décider de relancer son 2-barrels au turn en bluff pur, la ligne « chek/call au flop, check/raise ou relance directe au turn » étant la plus répandue chez les joueurs ayant un brelan floppé.


Quelles situations pour floater ?

Comme souvent au poker, c’est la texture du flop qui guidera vos choix stratégiques. Sur un flop très drawy (présentant de nombreux tirages), votre floating sera très facilement interprété comme un call à tirage et votre adversaire aura trop souvent tendance à miser de nouveau au turn pour que cela soit profitable. A l’inverse, sur des flops très secs comme Q72 ou 884 rainbow, votre call au flop sera extrêmement inquiétant pour votre adversaire, persuadé de faire face à une main faite ou un brelan floppé. C’est sur ce type de flops que vos floatings auront le plus de chances de connaître un succès.


Ce move fait partie des techniques avancées. Vous devrez rester vigilants à ne l’utiliser que dans des situations bien précises. Cependant, à l’heure où tout le monde a recours au continuation bet de manière presque automatique, le floating constitue une arme redoutable permettant de passer un cap supplémentaire dans son jeu. Bonne chance à tous dans vos parties et n’oubliez pas de floater de temps en temps, vous ne le regretterez pas…
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http://www.maaxpoker.com/strategie/10069-le-floating-une-arme-pour-contrer-les-continuation-bets.html
Le slowplay, un move à double tranchant Tue, 30 Jun 2009 22:34:03 Comme son nom l'indique, le slowplay consiste à "jouer doucement" une main forte, en représentant de la faiblesse, dans le but de piéger son adversaire. Ce move comporte de nombreux avantages mais, méfiez-vous, ses inconvénients sont presque plus nombreux encore.


Pourquoi slowplayer?

La réponse est évidente : pour tenter d'extraire un petit peu plus de value que ce qu'on aurait pu obtenir en attaquant le coup frontalement. En représentant de la faiblesse, deux choses peuvent arriver :
- soit votre adversaire n'a rien et dans ce cas, slowplayer peut lui donner l'envie de bluffer pour arracher le pot.
- soit il a une main moyenne moins forte que la vôtre et cela peut lui laisser penser qu'elle possède plus de valeur qu'elle n'en a réellement.

Au final, dans un cas comme dans l'autre, slowplayer lui donnera souvent l'envie de miser alors qu'il serait certainement sorti du coup face à une mise de votre part, vous permettant d'extraire de la value là où il n'y en avait pas à la base.


Dans quelles circonstances est-il envisageable de slowplayer?


La première chose à prendre en compte est la force réelle de votre main. Je vous déconseille fortement de slowplayer vos mains moyennes/fortes. Vous devez avoir une main très forte (voire même les nuts), pour commencer à envisager cette possibilité.
La deuxième chose importante est la texture du flop. Evitez de slowplayer vos bonnes mains sur des flops "drawy" (qui présentent de nombreux tirages). En checkant au lieu de miser sur ce genre de flop, vous risquez d'offrir des cartes gratuites à des adversaires possédant des tirages qui, une fois complétés, pourraient surpasser votre main. A l'inverse, sur des flops très secs, les risques d'améliorations adverses sont réduites, rendant le slowplay beaucoup plus envisageable.
La dernière chose importante à garder en tête, est le style des joueurs contre qui vous décidez de slowplayer. Pour envisager ce move, vous devrez être à peu près sûr que votre adversaire misera après que vous ayez checké. Privilégiez donc les joueurs agressifs qui aiment exploiter la moindre faiblesse plutôt que les joueurs serrés/passifs qui auront de grandes chances de checker derrière vous.


Prenons quelques exemples qui illustrent ces notions
Un joueur agressif relance en milieu de parole et vous êtes le seul à le coller en BB avec
en main pour masquer la force de votre main (une sorte de premier slowplay). Le flop s'ouvre sur
. Ici, fort de votre "top brelan", en l'absence totale de tirage et bien conscient du style général de votre adversaire, vous vous retrouvez dans une situation parfaite pour checker, pour lui offrir une occasion de faire un continuation bet ou, s'il checke, une carte gratuite susceptible d'améliorer sa main au turn. Dans les deux cas, vous aurez au passage augmenté vos chances de lui extraire des jetons supplémentaires en slowplayant.

Autre exemple : vous relancez au bouton avec
et seule la BB, un joueur tight/passif, décide de vous payer. Le flop s'ouvre sur
. Ici, vous possédez aussi un "top brelan" mais il est en réalité beaucoup plus fragile que le précédent. Le flop est beaucoup plus connecté et menaçant que le premier, et votre adversaire passif est moins enclin à miser que le précédent. Sans compter que vous êtes peut-être déjà battu par QT. De plus, beaucoup de cartes au turn sont susceptibles de compléter des mains plus fortes que la vôtre. Les 5, les 7, les 10 et les Q peuvent constituer des suites et tous les cœurs peuvent potentiellement apporter une couleur à votre adversaire. Slowplayer dans ces circonstances n'est pas une bonne idée.

Je ne saurais trop vous conseiller d'attaquer frontalement ce genre de coups pour éviter de commettre des erreurs. Il en est de même concernant les mains du type TPTK (top pair top kicker). Ces mains-là ne sont pas suffisamment puissantes pour mériter un slowplay. Privilégiez enfin d'avoir recours à cette technique contre le moins d'adversaires possible. Plus les possibilités d'améliorations adverses seront nombreuses, plus vos chances de perdre un gros coup seront importantes.


N'oubliez pas que le slowplay est une arme à utiliser avec modération et dans des circonstances bien précises. Dans un poker moderne débordant d'agressivité, le meilleur moyen de remporter un gros coup avec un gros jeu reste la plupart du temps de l'attaquer de front. ]]>
http://www.maaxpoker.com/strategie/2438-le-slowplay-un-move-a-double-tranchant.html
Défendre ses blinds : stratégie préflop Mon, 29 Jun 2009 17:26:06 Généralités



*La position*

Défendre ses blinds n’est pas une chose facile dans le sens où l’on jouera hors position contre un adversaire qui a montré de la force préflop donc dans ce contexte nous perdrons plus de coup que nous en gagnerons d’autant plus si l’adversaire joue bien.
Cependant défendre ses blinds face à un joueur faible n’est pas forcément rentable non plus car il vaut mieux attendre de jouer des coups en position pour augmenter encore son edge.


Dans ce contexte, il apparaît déjà une chose, défendre ses blinds n’est pas une obligation d’autant plus lors que celles-ci sont basses et que leur influence sur notre stack est faible.



*Small blind (SB) et big blind (BB)* :

Logiquement, par rapport aux jetons investis, l’intérêt est plus grand à nous défendre en BB plutôt qu’en en SB, d’autant plus qu’en SB il reste encore un joueur à parler derrière nous, qui peut squeezer avec une poubelle (si on a juste call un raise du bouton par exemple) ou se réveiller en ouvrant un monstre.



*Le format de la table* :

Une lapalissade : en short handed (SH), les blinds tournent plus vite qu’en full ring (FR).
De plus les occasions d’être first in (premier à ouvrir les enchères) pour le relanceur seront plus fréquentes donc pousseront nos adversaires à voler un peu plus surtout que la valeur des mains en short handed sont rehaussées.
Dans ce contexte, défendre ses blinds sera plus important en SH.



*Le M* :

La profondeur de notre tapis au moment de l’attaque influe grandement sur la stratégie à adopter. Nous ne défendrons pas de la même façon en mode "survie" (M<10), en mode "prudence" (10≤M≤20) ou en étant à l’aise (M>30).
La profondeur du tapis de notre adversaire entre aussi en jeu dans la prise de décision en terme de cote implicite ou de fold equity…





Profiler l’agresseur : une opération essentielle
Une réelle attaque ?

La première question à se poser est le relanceur attaque-t-il les blinds ou a-t-il une main.
Nous ne parlons pas d'attaque de blinds dans les cas où l'adversaire a une main forte car son intention n'est pas de voler mais de jouer un "big pot" avec une "big hand".

Par l’analyse de tous les coups précédents, renforcée ou pas par un tracker, il s’agit d’identifier le style de l’agresseur.
Contre un joueur ultra tight (avec un VPIP de 12% par exemple) qui ne joue que les mains très fortes, nous n’avons aucun intérêt à prendre des risques à défendre tandis que contre un adversaire loose voire « maniac » nous allons pouvoir / devoir nous défendre.

La paranoïa est une maladie qui se développe souvent chez le joueur de poker, attention donc au syndrome, « tu ne me voleras point », car même un « maniac » a une belle main de temps en temps.
Sachons donc mettre notre ego de côté.



Affiner notre analyse :

- la position de l'adversaire

Une relance en late position d’autant plus si elle est first in, sera plus souvent un vol qu’une relance en early position (UTG, UTG+1,UTG+2).


- le M adverse

un joueur avec un gros M volera plus souvent qu'un joueur avec un M environ égal à 20 tandis qu'un short stack même avec une main moyenne saisira la moindre occasion pour pousser tous ses jetons au milieu avant de perdre toute fold equity.


- La phase du tournoi

Elle est aussi à prendre en compte et correspond en règle générale des états d'esprit différents qui influencent l'attaque des blinds.

En simplifiant, on peut dire, que plus le temps passe, plus l'attaquant cherchera à voler en raison de la taille croissante de la valeur des blinds et car la pression liée à l'élimination poussera le défenseur à ne pas prendre trop de risque dans des spots hors position.

Notons aussi, toujours de façon simplifiée, que lors de la bulle et l'approche de la TF seuls les gros tapis se risqueront à voler, tandis que qu'en zone ITM la plupart des joueurs élargirons leur range pour attaquer.

Nous n'abordons pas ici le cas du tête à tête final (HU) qui est une bataille de blinds où l'attaque et défense de celles-ci conditionnent la victoire.


Le croisement de tous ces paramètres sera garant de la justesse de notre read.





Voici un exemple de stratégie tight en défense de blind en tournoi full ring:


Le but n’est pas de la reproduire strictement, chacun doit adapter son jeu à son tempérament, il s’agit juste ici de donner une stratégie de base solide pour que chacun s’inspire de la forme pour y mettre son fond.
La hand range noté de G1 à G8 fait référence au classement des mains effectué par D.Slansky.
(Ouvrez la page dans un autre onglet pour visualiser les mains de chaque groupe)

Nota bene : il est toujours possible de 3bet (all in ou pas) avec quasi any two quand on est sûr de son read (notamment lorsqu'on a remarqué qu'un joueur lâchait quasiment toutes ses mains dans ce cas là) mais c’est un coup marginal que nous garderons en tête sans l’aborder ici.

Notre read : l’adversaire est en vol ou au moins au plus bas de sa range de relance préflop.



*M < 10 soit 15BB max*
survie

Une seule option : Push ( à moins de vouloir traper avec AA ou KK si on pense que le relanceur va fold sur un 3bet).

Car call 3BB en moy pour jouer un pot hors position où l’on va souvent devoir abandonner sur un CB n’est pas très rentable, autant attendre de mettre ces 3 BB avec des chances de gagner un coup préflop ou de le jouer en position.
Perdre un coup relancé avec un M de 10 nous conduirait inéluctablement à la zone push or fold (lien) ce qui nous donnerait plus aucune marge de manœuvre.

Range : G1, G2, G3, 1ere moitié G4.
VPIP=11,8%




*10≤M≤20 soit 30BB max*
prudence

Notre tapis est suffisamment confortable pour ne pas tout jouer sur un coup de dés même un 50/50.

Préférons relancer que suivre

Cependant, relevons d’un cran les critères de sélection pour relancer.

Range : G1, G2, 2 premières mains G3.
(AA ou KK peuvent aussi être dissimulés derrière un call pour extraire de la value si on pense que l’adversaire va fold sur notre 3bet)
VPIP= 7,1%


Contrôlons la taille du pot ou piégeons :

Si nous avons une main à potentiel et que nous pensons que le relanceur est collant et ne foldera pas sur un 3bet même all in si vous avez un M de 10.

Range : AA ou KK pour piéger + 4 dernières mains de G3
VPIP= 4,7% 8/169

VPIP total pour 10≤M≤20 = 5,9%


Avec un M entre 20 et 30 oscillez entre les deux stratégies selon le profil de l’adversaire.
S’il est vraiment très loose préflop et relativement tight au flop, passer dans la zone de M supérieure.




*M>30 soit 45BB minimum* (s’il n’y a pas d’ante)
à l'aise

- Choisissons le 3bet
Range : G1, G2, G3, + les paires restantes (22-88)
VPIP= 13,6%


- Optons pour le call

Range : G4 + G5 (exceptés 88 et 77)
VPIP= 14,2%


VPIP total pour M>30 = 13,9%


Cas particulier : en étant deep, il ne faut pas négliger la cote et ainsi ne pas hésiter à compléter pour entrer dans un coup (avec une main à potentielle quand même) où il y a déjà eu des call effectués sur une relance initiale. (plus il y aura d’adversaires qui auront call plus la cote sera intéressante et nous pourrons ainsi prendre un gros pot avec une main marginale.



Remarques :

- Vouloir jouer toutes les petites paires hors position pour toucher un brelan (12% du temps) est souvent EV- face à un bon joueur même en essayant de compenser la cote en tentant de bluffer en cas d’échec au flop.

- Les suited connectors ont une bonne équité même face à AA, lorsqu’on est deep même si l’on pense que l’adversaire a une belle main nous pouvons call une relance pour voir si le flop est favorable car la cote implicite peut être intéressante si l’adversaire est deep aussi.

- Défendre trop rarement ses blinds en particulier sa BB face à une attaque du bouton ou de la SB peut pousser davantage nos adversaires dans ces positions à nous attaquer quasi systématiquement.
Montrer que l'on ne lâche pas facilement sa BB peut limiter la fréquence d'agression ce qui sera utile quand les blinds seront grosses et parfois même nous permettre de remporter le pot sans jouer en obtenant un fold général (un walk).

- L'attaque classique des blinds s'effectue avec une relance comprise entre 2,5 et 3,5 BB.
Les cas où le relanceur mini raise (2BB) (sauf si l'on a un M<10) le call doit être envisagé quasi systématiquement à la fois pour profitez de la cote offerte mais surtout pour montrer à nos adversaires qu'il faudra risquer plus pour nous voler.
Un Fold trop fréquent sur ce type d'attaque parce que nous soupçonnons les AA voire les rois conduirait à nous donner une image trop "weak" qui serait trop exploitable par nos adversaires.



Cas particulier :

Le seul cas où nous pouvons défendre notre blind en position c'est lorsque la SB attaque notre BB après que tout le monde est foldé (ou qu'un limper choisit de ne pas suivre la relance de la SB).

Dans ce cas il faut avoir en tête combien de fois il a agit comme cela quand il en a eu la possibilité.
Si sa fréquence d'attaque est élevée nous pouvons soit lui revenir dessus avec un 3bet soit faire un call et jouer en position ce qui nous permettra de contrôler la taille du pot et de pouvoir bluffer plus facilement car ses actions nous donneront des informations.

Le M sera encore ici un facteur déterminant de la stratégie, nous pourrons reprendre les range citées en les élargissant d'autant plus que la fréquence d'attaque de l'adversaire sera élevée.



Nous n’abordons pas ici le jeu postflop, malgré cela notons brièvement les armes à notre disposition :

- Le check raise est une arme efficace qui fait de la value en remportant en plus le continuation bet (CB) de notre adversaire.
Nous pourrons l’utiliser avec des mains faîtes mais aussi avec des tirages pour nous donner de la fold equity en plus de nos outs.

- Le floating, qui consiste à call le CB trop fréquent d’un adversaire pour gagner une information au turn notamment et cela à moindre coût.

- Le donk bet, plus marginal, qui consiste à miser en premier au flop pour contrarier le CB de l’adversaire avec une main faible ou pour induire une relance d’un adversaire ultra agressif avec une main forte comme un brelan.





La différence tournoi /cash game

En tournoi la défense est plus essentielle car lorsque les blinds et les antes sont grosses, nous nous faisons vite « bouffer » mais cela est plus dangereux car la moindre erreur peut nous coûter le tournoi (pas de recave possible).

En cash la défense est moins nécessaire car la big blind n’augmentent pas cependant nous pouvons défendre plus souvent parce que nous avons plus le droit à l’erreur car nous sommes plus deep (100BB) et pouvons recaver.

La stratégie sera (pourra être) alors plus loose que de la dernière zone de M étudiée plus haut.






Rappel : Calcul du M

Stack / SB + BB + un tour d’ante (s’il y a)

Autre façon de calculer, quand il n y a pas d’ante, pour ceux qui ont l’habitude de parler en nombre de BB.
x = nbre de BB soit (stack/BB)
M = x - 1/3x




Bonnes sessions à tous. ]]>
http://www.maaxpoker.com/strategie/2371-defendre-ses-blinds-:-strategie-preflop.html
Le Continuation Bet Sat, 27 Jun 2009 18:45:32 une mise de continuation que l’on effectue au flop après avoir relancé préflop et ce, que l’on ait touché quelque chose ou pas. Cette mise se situe généralement entre la moitié et les 3/4 du pot. La force que l’on représente préflop, suivie de cette mise sur le flop, suffit souvent pour remporter le coup directement. Sachant que l’on touche un flop environ 1 fois sur 3, il sera difficile pour vos adversaires de suivre votre Cbet quand ils n’auront rien.
Pour que vos Cbet conservent tout leur intérêt, vous ne devrez pas en faire 100% du temps, mais plutôt quelque chose comme 70% du temps. Dans certaines situations, faire un Cbet peut s’avérer être une très mauvaise idée. Prenons quelques exemples :

- Admettons que nous relancions au bouton avec
après que tout le monde ait jeté avant nous, et que seule la BB décide de caller. Le flop s’ouvre sur
et notre adversaire checke. Ici, nous avons totalement manqué le flop mais en l’étudiant un peu, on peut remarquer qu’il ne propose aucun tirage flagrant. On dit que le flop est "sec". Dans cette situation, malgré le fait d’avoir manqué le flop, nous pouvons sans problème effectuer un continuation bet classique, en tentant de représenter le K, et il y aura de fortes chances que notre adversaire décide de folder.

- A l'inverse, imaginons que nous nous retrouvions dans la même situation sauf que le flop s’ouvre sur
. Ce flop est beaucoup plus menaçant que le premier. Il a beaucoup plus de chances d’avoir touché la main de notre adversaire que le précédent et les nombreux tirages possibles rendent très probable le fait qu’il call notre Cbet. Les Q et les J sont des cartes qui touchent souvent la range de notre adversaire et le grand nombre de tirages possibles (9T, les cœurs, etc.) font qu’il suivra souvent ici. Sur ce genre de flop (on dit qu’un flop est « drawy » quand il présente de nombreux tirages), nous aurons tout intérêt à checker derrière lui afin d’éviter d’être payé ou même d'être check/raisé...

Pour savoir si vous devez faire un Cbet, vous devrez analyser la texture du flop et vous demander si votre adversaire a des chances de l’avoir touché en fonction de sa range de mains. Soyez vigilant aussi au type de joueur contre qui vous allez tenter un Cbet. N’hésitez pas contre des joueurs serrés et réfléchissez-y à 2 fois contre des joueurs loose à tendance « calling station ».

Evitez aussi de faire un Cbet dans un multiway pot (pot avec de nombreux joueurs impliqués). Ne serait-ce que contre 2 adversaires, le Cbet perd déjà une bonne partie de sa force.

En faisant régulièrement des Cbet, vous deviendrez difficilement lisible. Vous remporterez des pots alors que vous n’avez rien et vous obtiendrez parfois de l’action quand vous aurez un gros jeu.

Voilà, nous allons nous arrêter là pour ce premier article concernant le continuation bet. Je vous invite à visionner la vidéo de Ciorak qui traite de ce sujet. Dans un autre article (le "Floating"), nous verrons comment contrer un joueur qui utilise cette technique et nous aborderons d’autres détails plus avancés concernant le Cbet.
]]>
http://www.maaxpoker.com/strategie/2271-le-continuation-bet.html
Le Value Bet, une arme importante Sat, 27 Jun 2009 18:15:44 une mise que l'on fait quand on pense avoir une meilleure main que son adversaire et que, dans le même temps, on pense pouvoir être payé par une moins bonne main.

Quand vous misez avec
sur un flop
, vous misez pour deux raisons : La première est de protéger votre main contre un tirage éventuel chez votre adversaire (tirage flush, quinte ventrale, possibilité de faire 2 paires au turn, etc…). La 2ème raison est de « miser pour la value » (la valeur de votre main), ce qui signifie que vous misez pour faire grossir un pot dans lequel vous avez, à ce moment-là, la meilleure main.
Vous devrez être attentif à cela et essayer de repérer la moindre value qui se présente à vous. Vous devrez aussi faire attention à ne pas chercher de la value là où il n’y en a pas.


Prenons un exemple :
Tout le monde jette avant vous, et vous relancez au bouton avec
. La BB call et le flop s’ouvre sur
. La BB checke et vous faites votre continuation bet classique, pour protéger votre main, et pour la value. La turn est le
et votre adversaire check encore. Vous misez une nouvelle fois et vous êtes payé. La rivière est le
et votre adversaire checke. Là vous devez absolument vous demandez si il y a de la place pour un value bet ou non. Demandez-vous avec quelle main votre adversaire vous a suivi depuis le début et quelles mains vous êtes capables de battre avec votre top pair kicker
. La réponse est qu’il y en a très peu. Si votre adversaire a pu facilement vous mettre sur un C-bet au flop avec air (KQ par exemple) et vous suivre avec une main moyenne, le fait qu’il vous suive au turn vous indique quand même qu’il a un petit quelque chose. S’il a un A, vous serez battu par AK, AQ, AJ, A9, A8, A7 ,A6, A5, vous partagerez avec AT et vous battrez uniquement A4, A3 et A2. S’il avait une main à tirage ou une main du type 78s, la turn et la river lui auront certainement permis de le compléter. Vous vous retrouvez donc dans une situation où votre mise à la river ne sera suivie par une moins bonne main que dans de très rares cas (A4, A3, A2). Il est alors préférable de simplement checker et de remporter le coup sans mise supplémentaire. En misant à la river, vous vous exposez en plus à une relance en bluff pur de votre adversaire qui peut alors facilement représenter une suite ou une couleur. Vous serez alors contraint de jeter la meilleure main au lieu de remporter le pot en checkant simplement.

A l’inverse, si vous avez une main comme
sur ce même flop, que la turn est le
et la river le
, vous avez la quasi-certitude d’avoir la meilleure main (seule les quintes flush pourraient vous battre). Vous serez alors dans une situation idéale pour faire une mise de valorisation à la river, avec la quasi-certitude d’avoir la meilleure main et de grandes chances d’être payé par une main plus faible.


Faites bien attention, savoir choisir les bonnes situations pour faire un value bet et savoir repérer les spots où il vaut mieux ne pas en faire nécessite une certaine expérience et une bonne dose de réflexion. Il s’agit cependant d’une arme indispensable pour maximiser ses gains et extraire le maximum de ses bonnes mains. Vous devrez donc utiliser le value bet le plus souvent possible, à condition que la situation s’y prête bien.

N’hésitez à poster des exemples de mains que vous aurez jouées pour demander des conseils. Les membres du site et la Team MaaxPoker seront ravis de vous répondre et d’étudier de près la nécessité ou non d’effectuer un value bet. ]]>
http://www.maaxpoker.com/strategie/2270-le-value-bet-une-arme-importante.html
Selection des mains préflop en hold'em Fri, 26 Jun 2009 18:08:49

Nous nous appuyons ici sur la classification de David Slansky :
Joueur professionnel américain depuis 1970, auteur notamment de Poker Théorie.

- Groupe 1 :
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- Groupe 2 :
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- Groupe 3 :
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- Groupe 4 :
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- Groupe 5 :
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xs ;



- Groupe 6 :
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- Groupe 7 :
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xs ;
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- Groupe 8 :
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xs = n'importe quelle carte sous le 10, de la même couleur que la première citée.
Pour représenter des cartes assorties, j'ai décidé de choisir deux trèfles.
Cependant deux carreaux, deux coeurs ou deux piques feront très bien l'affaire...


La force intrinsèque de vos 2 cartes dépend de 3 facteurs :

- la hauteur
- la couleur (les cartes assorties, c'est-à-dire de la même couleur, « suited ») qui permet de toucher éventuellement la flush.
- la proximité (les connecteurs, « connectors ») qui permet de toucher éventuellement une suite.


Cependant le poker n’est pas un jeu stéréotypé ainsi cette classification n’a de sens que si nous la croisons avec d’autres paramètres :

(citons les principaux)

- la position
- les enchères précédentes
- le format de la table ("full ring" ou "short handed")
- le style des adversaires



La position :

En full ring, la table de poker peut être divisée en 4 zones :

- position basse (“early position”) : UTG, UTG +1, UTG +2
- position médiane (“middle position”) : MP1, MP2
- position tardive (« late position ») : Hijack, Cutoff, Bouton
- les blinds : small blind et big blind



http://i41.tinypic.com/2s63p88.png




Ainsi, préflop, plus nous nous rapprocherons du dernier de parole, c’est çà dire du bouton (blinds exclues) plus nous pourrons ouvrir les enchères avec un panel de mains (« hand range ») large.



Les enchères précédentes :

Plus il y aura d’enchères (raise) avant nous, plus il nous faudra une main forte, en revanche s’il y a beaucoup de limpers (personnes qui ont callé la blind) nous pourrons suivre avec une main relativement faible pour profiter de la cote offerte.
« First in », c'est-à-dire quand personne n’aura enchérit avant nous nous pourrons revanche élargir notre range en position tardive.



Le format de la table :

Plus il y aura de joueurs à la table, plus il nous faudra une main forte. Le short handed permet ainsi un style de jeu plus loose.




Les conseils de D.Slansky :

En early posiiton :
Dans une partie où les joueurs sont ni trop serrés, ni trop agressifs, jouer les mains des 4 premiers groupes.
Si vous adversaires jouent un grand nombre de mains sans être trop agressifs, vous pouvez ajouter les mains de départ du groupe 5.
Contre des joueurs serrés, concentrez vous seulement sur les mains des trois premiers groupes.

En middle position :
Si le pot n'est pas relancé, vous pouvez entrer dans la partie avec n'importe quelle main des 5 premiers groupes.
Si vos adversaires jouent un grand nombre de mains, vous pouvez ajouter les mains de départ du groupe 6

En late position :
Dans une partie classique, vous pouvez jouer des mains jusqu'au groupe 7, voire 8 si vos adversaires jouent serré et que vous pouvez les bluffer facilement.



Pour ma part, je dirai que :

Plus les adversaires seront serrés (« tight ») agressif, plus nous pourrons ouvrir avec une main faible, car nous volerons souvent les blinds.
Plus ils seront large (« loose ») agressif, plus nous devrons ouvrir avec une main forte car nous ne volerons quasiment jamais les blinds.
Si nos adversaires sont passifs, nous pouvons toujours tenter d'aller voir le flop avec des mains marginales pour voir si nous touchons le flop car leur passivité nous permettra aussi de voir la turn à moindre coût.



un autre critère:
- la profondeur du stack, le M :

Le « M » désigne la profondeur de notre tapis et s’obtient en divisant notre stack par l’addition de la petite et de la grosse blind (rajouter un tour d’ante si il y en a).
Le nombre obtenu nous indique ainsi le nombre de tours qu’il nous reste à jouer et nous renseigne sur la stratégie à adopter.

Ainsi plus le M est bas, plus il faudra une main forte pour suivre tandis qu’il ne faudra pas hésiter à envoyer all in quand nous serons « first in », avec une main même moyenne car vous n’aurez bientôt plus de jetons.
On parle ainsi de la zone « push or fold » (all in ou passe) quand le M est inférieur à 10 (pour ma part je pense que l'on peut se laisser tomber jusqu'à un M de 6,6, soit 10BB, voire même un peu moins dans une partie sans ante, mais cela n'engage que moi).


Il ne s'agit pas ici de reproduire strictement les hand range proposées par D.Slansky mais d'adapter ce modèle à son style afin d'avoir une stratégie préflop relativement rigoureuse car il est toujours tentant d'aller voir tous les flops...




Exemple de sélection des mains de départ selon la position :

full ring avec un M environ égal à 20
http://i45.photobucket.com/albums/f57/Nilujette/palettepreflop2-3-1.jpg






























A chaque position correspond un panel de main correspondant à la classification de D.Slansky (G1 pour les mains du groupe 1, G2 pour celles du groupe 2 et ainsi de suite...).
Les mains à jouer sont celles propres à la case correspondant à notre position plus celles des cases des positions précédentes (excepté UTG qui est la première position), cela nous donne notre palette de mains préflop.

Le VPIP (Voluntary put in pot percentage) est le pourcentage de temps que le joueur choisit de mettre de l'argent dans le pot.

Rappel : il y a 169 mains de départ possibles au Texas hold'em.
(AJ assortis à coeur et AJ assortis à pique étant considéré comme la même main).

ex : UTG, nous jouons les mains du groupe 1 et 2, soient 10 mains/169.
Soit un taux d'environ 5,9%.

Le VPIP nous renseigne sur l'image que nous renvoyons à la table.

Avec cette sélection, voici nos statistiques selon les zones de la table:

-early position : 7,7%
-middle position : 13%
-late position : 31,9%

Soit un VPIP général de 18,1% sans compter les fois où nous allons mettre de l'argent volontairement dans le pot en position de small ou big blind, ce qui correspond à un jeu tight.

L'idée est d'essayer d'entrer dans le coup, en relançant first in avec ces mains dès que nous pouvons, pour avoir un pourcentage de raise préflop juste en dessous du VPIP de façon à avoir un style de jeu tight aggressif.

Pour suivre une relance il faudra alors resserrer notre hand range en ne jouant par exemple que les mains de la zone précédente en gardant toujours à l'esprit que cela dépend aussi du style de jeu de notre adversaire.



Cette sélection de mains préflop n'est pas la seule possible, nous pouvons bien sûr jouer plus loose mais j'ai choisi celle-ci car avec un M de 20, elle reste simple et efficace à jouer en tournoi full ring où il faut essayer de protéger son stack.
A vous désormais de construire votre propre tactique préflop, sans oublier que l'adaptation aux différents paramètres de la table est un facteur important de la réussite.


La stratégie de jeu dans la zone des blinds n'est pas abordé ici, elle sera abordée dans de futurs articles. ici




Bonnes sessions à tous.


PS : Merci à klown et Noud pour m'avoir aidé à changer le format de mes croquis dignes d'un enfant de 12 ans. ]]>
http://www.maaxpoker.com/strategie/2228-selection-des-mains-preflop-en-hold-em.html
Les règles du RAZZ ou 7 Card-stud lowball Fri, 26 Jun 2009 17:52:09
Le RAZZ est donné comme le Stud normal. Si vous n'êtes pas à l'aise avec cette variante, je vous conseille de jeter un coup d'oeil aux règles du Stud avant de continuer. Il n'y a que le but qui change. Ce but est de constituer la pire main qui soit. Les couleurs et les quintes ne sont pas prises en compte donc ne vous en inquiétez pas. Les AS sont considérés comme étant la carte la plus basse. Le Roi est donc la carte la plus haute. Notez que les paires et les brelans sont de très mauvaises mains.

Le jeu se déroule normalement à une petite différence près : le bring-in est payé par le joueur ayant la carte la plus haute c'est à dire le Roi.

Définir une main basse en RAZZ

Même principe qu'en Stud H/L, à la différence près que vous n'avez pas de barrière au 8 pour ce qui est de créer vos mains. De ce fait,
est une main basse au
.
est une main basse au
.

Ici encore,
est la meilleure main basse possible. Il vous faut donc vous rapprochez au maximum de ce type de main. De ce fait, les meilleures mains de départ sont des mains du type
,
etc...

Voilà pour les règles du RAZZ. C'est effectivement très court mais comme c'est une variante du Stud, il y a peut de choses à rajouter. ]]>
http://www.maaxpoker.com/strategie/2224-les-regles-du-razz-ou-7-card-stud-lowball.html
Les règles du Stud H/L Fri, 26 Jun 2009 17:47:03
( ex : la main
a
pour main haute et
pour main basse ).

Définir une main basse

Une main basse est une main de 5 cartes différentes qui ont une valeur inférieure ou égale au 8 (ex : 85432 est une main basse au 8). La meilleure main basse possible est
(comme à l'omaha H/L). C'est pour cela que ce jeu est appelé également stud eight or better.

Départager deux joueurs ayant une main basse

Ce n'est pas parce qu'on essaie de toucher des mains basses que certaines mains ne sont pas meilleures que les autres. Donc pour départager deux joueurs qui ont une main basse, il faut regarder la carte la plus haute des deux jeux et comparer.
Ainsi
est une main basse moins bonne que
(car le
est plus grand que le
). Dans le cas où les cartes les plus hautes sont les mêmes, on regarde alors la seconde et ainsi de suite. Enfin s'il n'est pas possible de départager deux mains Low car se sont les mêmes, et bien les deux joueurs partageront le Low Pot.

Donc comment gagner des jetons à cette variante ?

Comme le pot est partagé à 50% entre la main la plus forte et la main la plus basse, il n'est pas aisé de gagner de gros pot. Le but dans cette variante est donc de remporter à la fois le pot haut et à la fois le pot bas. C'est ce que l'on appelle un SCOOP du pot.
Ex : prenez la meilleure main basse possible qui est
, appelé WHEEL. Avec cette main, vous êtes sûr de prendre le pot bas et êtes très bien parti pour le pot haut car vous avez une quinte au 5. Vous jouez donc pour gagner tout le pot et non une seule moitié.

Donc en prenant en compte cette idée, il faut ajuster nos mains de départ pour chercher celles qui auront du potentiel tant en bas qu'en haut. ex :
,
, etc...

Pour ce qui est de la stratégie, nous y reviendrons dans de prochains articles ]]>
http://www.maaxpoker.com/strategie/2222-les-regles-du-stud-h-l.html
Les règles du Stud Fri, 26 Jun 2009 17:35:17
Des antes et pas de blinds

Au stud il n'y a pas de blinds mais des antes. Au début de chaque coup, chaque joueur paye une mise pour former le pot de départ.

Des mises fixes

Le stud est un jeu qui se joue en limit. Cela veut dire que le montant des mises est fixe et que les joueurs n'ont pas la possibilité d'en choisir le montant.

Petites mises et grosses mises

Lors des deux premiers tours d'enchères, les joueurs miseront avec des petites mises, et lors des 3 derniers tours d'enchères, ils miseront avec des grosses mises. Ces deux montants sont définis par la structure de la partie choisie. Par exemple, si vous jouez à une partie de stud 1/2$, vos mises seront de 1$ lors des deux premiers tours d'enchères et de 2$ lors des trois derniers tours d'enchères.

Pas de carte commune, uniquement des cartes privatives :

Au stud, toutes les cartes sont privatives. Vos adversaires ne peuvent pas utiliser les cartes qui sont devant vous et vous ne pouvez pas utilisez les cartes qui sont devant eux. Pas de flop etc.. Chacun ses cartes, on ne partage pas.

7 cartes distribuées

Au fur et à mesure du coup, chaque joueur va se voir distribué 7 cartes qu'il pourra utiliser comme bon lui semble pour former le meilleur jeu de 5 cartes possible.

Le déroulement d'un coup de stud

Premier tour : Une fois que tout le monde a payé son ante, chaque joueur se voit distribuer 3 cartes une par une. Sur ces 3 cartes, les deux premières sont données fermées et la dernière est donnée face ouverte.

A ce moment du coup, le joueur possédant la carte ouverte la plus faible doit payer ce qui s'appelle le bring-in. C'est ce bring-in qui définit qui va commencer à jouer, étant donné qu'il n'y a pas de blinds ni de bouton. Une fois ce bring-in payé, un premier tour d'enchères est joué.

Second tour :Une fois le tour d'enchères terminé, il est distribué à chaque joueur restant encore en jeu une quatrième carte. Cette carte est distribuée face visible également. S'ensuit un nouveau tour d'enchères. Le premier joueur à ouvrir est celui qui possède le meilleur jeu visible.

Troisième tour : Puis suit une cinquième carte, également donnée face ouverte. Le jeu se déroule comme au tour précédent à la différence que maintenant les joueurs vont jouer avec les grosses mises.

Quatrième tour : Puis suit une sixième carte. Le jeu est le même que pour le tour précédent.

Cinquième et dernier tour : Enfin le donneur distribue une septième carte. Cette carte est distribuée face cachée. C'est la dernière carte distribuée. A ce stade du coup, chaque joueur possède 7 cartes (3 fermées et 4 ouvertes). Il y a à ce moment un dernier tour d'enchères.

Fin du coup : Si à la fin de ce tour d'enchères, il reste au moins deux joueurs dans le coup, on procède alors à l'abattage. Le meilleur jeu de 5 cartes remportera alors le pot.

Voilà comment se joue le Stud. Bonne chance à tous.
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http://www.maaxpoker.com/strategie/2217-les-regles-du-stud.html
Le dernier triangle du SNG Fri, 26 Jun 2009 17:31:21
Une fois arrivé dans les places payées, la plupart des joueurs pensent que le classement ne changera plus et que tout est joué. C'est en fait un peu comme une seconde bulle qui démarre...De ce fait les joueurs ne jouent plus et c'est évidemment tout ce qu'il ne faut pas faire. C'est maintenant que vous devez maximiser vos gains et pour cela, il y a certaines choses à savoir.

La structure des SNG

Les SNG ont une structure bien particulière qui paie 30% des joueurs mais pas du tout de manière équitable. En effet, quand le troisième va gagner 2 buy-ins et que le second en gagnera 3, le vainqueur lui en remportera 5. Il va sans dire qu'à la bulle tout les joueurs font attention, car il préférable de repartir avec 2 buy-ins plutôt qu'avec rien du tout. Mais une fois que vous vous êtes assuré d'avoir au minimum ces 2 buy-ins de gain, pourquoi vous battre pour en gagner 1 seul de plus alors que vous pourriez vous battre pour en avoir 3 de plus ? C'est là que la majorité des joueurs font une erreur cruciale. Ils ne considèrent cette première place que comme quelque-chose d'exceptionnel qui n'arrive que de temps en temps. Une sorte de cadeau qui leur tombe dans les bras sans réelle cause et sans trop savoir pourquoi. Pourtant je vais essayer de vous faire voir cette première place comme étant une habitude à prendre pour faire réellement la différence par rapport aux autres joueurs de SNG.

Un seul objectif : gagner !!!!

Il y a quelque-chose de très répandu chez les joueurs. Une fois la bulle passée, ils essaient d'assurer la seconde place à tout prix et cela de différentes manières. Soit le second au classement ne joue plus du tout en attendant que le troisième saute. Soit, encore une fois, le troisième ne prend aucun risque et espère que les deux premiers se battent l'un contre l'autre pour que l'issue de ce combat lui soit favorable. Que ce soit l'une ou l'autre de ces situations, on ne peut pas dire que les joueurs soient très gourmands, ni qu'ils fassent ce qu'il faut pour gagner.

Chipleader : Quand vous êtes dans les places payées et que vous êtes chipleader, c'est evidemment vous qui êtes le mieux placé pour gagner, mais c'est aussi vous qui avez le plus à perdre maintenant. Pourtant, il ne faut pas que cela vous empêche de jouer.
Si vous laissez le jeu tourner sans y prendre part en espérant que les deux autres joueurs s'éliminent l'un l'autre, vous allez vous mettre dans une position difficile. D'abord, vous avez effectivement beaucoup de jetons mais les blinds tournent vite et l'effet d'usure sur votre tapis pourrait vous être très préjudiciable, même à court terme. Ensuite, si vous laissez le joueur qui est second "manger" le tapis du petit dernier, il pourrait bien vous passer devant. Du coup, vous seriez deuxième au début du tête-à-tête et vous auriez perdu votre avantage, ce qui n'est pas bon du tout. De ce fait, vous devez participer au combat, même plutôt deux fois qu'une, car vous avez l'opportunité de plier la partie dés maintenant et de manière définitive en prenant une avance tellement considérable sur votre futur adversaire en HU, qu'il lui faudra une grosse dose de chance pour gagner.
Toutefois, comme vous êtes celui qui a le plus à perdre, il faut tout de même que vous soyez prudent. La meilleure manière de jouer tout en minimisant les risques est de viser le joueur qui est second. Harcelez-le avec toute sorte de mains mais, quand il commencera à se défendre, ne comettez pas l'erreur de le payer avec des mains faibles ou moyennement fortes. Soyez patient et frustrez-le en ne jouant que des petits pots que vous volerez la plupart du temps et assommez-le une bonne fois pour toutes quand vous aurez une bombe en main et qu'il croira que vous voulez lui voler une fois de plus sa blind.
Quand au troisième, ne vous en occupez pas plus que cela. Contentez-vous de payer son tapis quand vous avez une bonne main. Cela suffira largement. D'une manière générale, il sera dans une situation critique et ne pourra pas revenir dans la partie si vous ne lui offrez pas une opportunité. Donc ne le faites pas.

Second et troisième Si vous êtes second ou troisième dites vous que vous n'avez rien à perdre et surtout tout à gagner. Si, comme une grosse majorité des joueurs, vous ne jouez plus et attendez patiemment qu'un de vos adversaires saute, votre tapis va devenir si petit que vous ne pourrez plus prétendre à gagner le HU qui va suivre. Du coup, vous vous privez vous-même de l'opportunité de gagner. Pour un joueur de poker qui souhaite gravir les échelons, une telle chose n'est pas acceptable.
Maintenant que vous êtes arrivé jusqu'ici, vous vous êtes déjà assuré de ne pas repartir sans rien. Et c'est le principal. Maintenant dites-vous que vous devez tout faire pour repartir avec beaucoup d'argent. Donc jouez. Jouez beaucoup, jouez énormément ...en un mot, FLAMBEZ ! Battez-vous sur le moindre jeton à gagner et montrez au chipleader qu'il n'a qu'à bien se tenir.
Volez les blinds en mettant tapis, défendez vos blinds quand il essaie de vous les voler. N'oubliez pas deux choses, c'est que le CL ne joue plus avec ses cartes mais avec ses jetons et qu'il ne pourra pas suivre décemment avec des mains marginales quand vous lui enverrez votre tapis, car il mettrait en péril son tournoi et je peux vous garantir qu'il n'en n'a pas envie. Ensuite, vous n'êtes plus que 3 joueurs donc une main de départ décente n'a plus besoin d'être surpuissante. Alors jouez et montrez à vos adversaires que les miettes qu'ils veulent vous laisser ne vous suffisent pas et qu'il va falloir compter avec vous.


Voilà, vous savez comment aborder correctement la fin d'un SNG. Il ne vous restera plus qu'à jouer le HU final. Pour cela vous avez déjà l'article de Ciorak sur la technique SAGE pour vous y aider.

Je vous souhaite à tous bonne chance.
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http://www.maaxpoker.com/strategie/2214-le-dernier-triangle-du-sng.html
La bulle du SNG , le moment opportun Fri, 26 Jun 2009 17:29:02
Le syndrôme de la bulle

La majorité des joueurs, en arrivant à la bulle, ont tendance à resserrer leur jeu de manière considérable. Certains même ne jouent plus du tout de peur d'avoir fait tout ce chemin pour rien, d'être celui qui rentrera les mains vides. Vous faites partie de ces joueurs ? Alors j'ai une mauvaise nouvelle pour vous, vous êtes atteint du syndrome de la bulle. Pas de panique, cela est dû à un instinct naturel de conservation et cela se soigne très bien.

Dominez votre peur et profitez-en

Pour bien attaquer la bulle, il va falloir dominer votre peur et jouer plus que jamais. Pensez que si vous avez peur de sauter, vos adversaires seront dans le même cas. A vous d'en profiter en retournant cette peur contre eux. La bulle donc le moment de vous faire une provision de jetons en volant les blinds et les pots, plus que de coutume.
Vous n'êtes plus que 4, donc votre main n'a plus besoin d'être surpuissante pour entrer en jeu. Que ce soit avec vos As faibles, vos petites paires, des suited connectors ou des broadways, ouvrez le pot. Vous allez être surpris du nombre de coups que vous allez remporter comme cela.

Petites précisions : Vos cibles prioritaires sont les joueurs qui sont 2ème et 3ème au classement en jetons. Pourquoi? Tout simplement parce que c'est sur eux que repose le plus de pression car leur position fait qu'ils ne sont ni tout à fait bien, ni tout à fait mal partis. De ce fait, ils hésiteront à s'engager dans des coups sans un minimum de jeu en main. Quant au meneur de jeu, évitez-le de manière générale car il reste celui qui à le plus de marge de manœuvre pour vous contrer. Toutefois, une petite exception à ce conseil. Si vous avez remarqué que le chipleader est un joueur très conservateur qui attend que la bulle éclate, ne vous gênez pas pour lui voler ses blinds.
Enfin, contre les flambeurs et les kamikazes, évitez de les contrer avec des mains bancales. Attendez de recevoir une main au dessus de la moyenne et frappez fort à ce moment-là.

Chipleader, tyrannisez votre table


Quand vous êtes à la bulle et que vous avez la chance d'être très large chipleader, vous êtes en mesure de mettre un maximum de pression sur vos adversaires et d'accentuer encore votre avance.
Dans cette optique, vous pourriez relancer 2 coups sur 3, voire même 100% de vos mains, en visant principalement les deux joueurs qui vous suivent au classement. Tentez d'assommer vos adversaires et de plier l'issue de la partie en votre faveur dés maintenant. C'est un privilège très important et relativement rare dont vous devriez être content de profiter.

2ème et 3ème, ou tout le monde à égalité, restez tout de même sur vos gardes


La règle de base donnée au début de cet article, qui consiste à attaquer ses adversaires, est toujours valable, mais vous devez savoir que c'est dans cette configuration que le jeu est le plus difficile. En effet, une erreur de jugement, même minime, pourra être décisive. Donc attaquez, mais si vous rencontrez de la résistance, prenez le temps de réfléchir et ne vous enflammez pas avec des mains bancales.

Shorstack à la bulle? Pas de panique, rien n'est terminé !

Arriver en position de shortstack à la bulle n'est évidemment pas la meilleure des configurations possibles, mais surtout ne paniquez pas. Rien n'est encore joué. Il vous reste des armes à utiliser qui pourraient bien faire de vous un candidat sérieux pour rentrer dans l'argent.
Avant tout, vous devez vous dire que de tous les joueurs restants en course, vous êtes celui qui a le moins à perdre alors profitez-en et libérez-vous. Prenez votre courage à deux mains et envoyez votre tapis avec toutes sortes de mains en criant " à l'abordage !!! ".
Quand vous êtes shorstack à la bulle, vous devez comprendre que c'est à vous d'aller chercher cette place payée, et non aux autres joueurs de vous la donner. D'ailleurs, ils n'ont aucune raison de le faire. Donc toutes les mains ayant du potentiel sont bonnes pour vous : tous les As, toutes les paires, toutes les broadways, tous les suited connectors...
D'aventure, si un de vos adversaire venait à payer votre tapis, vous serez certainement dominé, mais en jouant de cette manière vous vous donnez deux chances de remporter les pots. D'abord si vos adversaires se couchent. Le gain des blinds pour vous n'est pas négligeable. Ensuite il vous reste encore la possibilité de toucher et donc de doubler. Alors pas d'hésitation, engagez le combat plutôt deux fois qu'une.

Voilà, vous savez comment jouer et passer ce cap si difficile qu'est la bulle. C'est pour beaucoup de joueurs le moment clé d'un SNG mais pour beaucoup d'autres, c'est le moment après la bulle qui est le plus important, mais nous verrons cela dans un autre article.

Bonne chance à tous. ]]>
http://www.maaxpoker.com/strategie/2210-la-bulle-du-sng-le-moment-opportun.html
Le milieu de SNG : le jeu commence maintenant Fri, 26 Jun 2009 17:26:52
Si tout s'est passé normalement, vous en êtes maintenant aux blinds 50 et 100, vous avez entre 1200 (si vous n'avez pas eu de jeu) et 3000 (si vous avez eu quelques mains) et il reste 6 ou 7 joueurs encore en course.

A partir de maintenant, élargissez votre range de mains

Du fait du nombre plus restreint de joueurs à la table et que chaque tour de jeu coûte plus cher, votre sélection de mains de départ se doit d'être plus large. Ici, plus question de jeter AQ. Vous pouvez même commencer à ajouter progressivement d'autres mains telles que : A8+ suited ; A10+ offsuited ; K10+ suited ; KJ+ offsuited ; QJ suited et PP8+.

Comment jouer ?

Soyez agréssif : Dorénavant, limper n'est plus une option viable. Essayez autant que possible d'exclure toute passivité de votre jeu. Si selon vous une main n'est pas assez forte pour entrer en relançant ou en sur-relançant, alors jetez-là.
Cette règle vaut également pour les petites paires. Chercher les brelans pour pas cher n'est plus possible non plus, car rien que le fait d'entrer en jeu vous coûte déjà pas mal de jetons. Gardez-les au chaud, ils peuvent faire la différence.

Punissez la passivité Ce qui vaut pour vous est aussi valable pour vos adversaires. De ce fait, s'ils font l'erreur d'entrer dans des coups en limpant, punissez-les en relançant. Ce sont des joueurs qui manifestement sont faibles et qui ne connaissent pas la stratégie gagnante en SNG. A la longue, ce seront des jetons facilement gagnés donc ne vous en privez pas.
Cette règle vaut aussi pour les joueurs qui limpent vos blinds au lieux de les attaquer. Ils vous donnent l'occasion de défendre votre blind et de leur prendre des jetons et ce, à moindre coût. Je ne saurais trop vous conseiller de profiter d'un tel cadeau.

Se maintenir en volant les blinds

Si vous n'avez pas eu de jeu durant la première partie du SNG, rien ne dit que vous en aurez beaucoup plus par la suite. A trop attendre, votre tapis sentira l'usure des blinds et vous vous retrouverez rapidement avec trop peu de jetons pour être encore en course. Il va donc falloir faire quelque-chose pour maintenir votre tapis à un niveau suffisamment compétitif en attendant de gros jeux. C'est là que le vol de blinds intervient.

Si vous avez suivi nos conseils dans le précédent article, vous avez dû observer vos adversaires et noter leurs tendances de jeu (large, sérré, agréssif, passif, frileux...). C'est le moment de vous servir de ces notes pour trouver la victime idéale susceptible de vous donner ses blinds.
Vos cibles de prédilection seront les joueurs ayant un tapis moyen (environ 12 big blinds) et qui joueront très serré. Leur tapis, ni gros ni faible, et leur tendance à ne vouloir jouer qu'avec de grosses mains, les freineront dans leur envie de se défendre. Essayez d'éviter soigneusement les shortstacks qui cherchent toutes les occasions pour doubler et qui se défendront trop souvent en engageant tous leurs jetons afin de revenir dans la partie.
Les meneurs en jetons (les chipleaders) sont également à éviter. Du fait de leur avance, ils se laisseraient peut-être faire une ou deux fois dans le doute que vous ayez une grosse main mais, si vous commencez à les chatouiller de trop près, ils vont avoir envie de défendre leur statut de leader et ils pourront le faire avec une arme que vous n'avez pas, les jetons. En conséquence, évitez-les. Pensez que contre-eux, un mauvais coup pris et c'est la fin.

Attention encore à certaines choses

Si à partir de maintenant il faut jouer, il ne faut pas non-plus faire n'importe quoi. Tout d'abord ne surévaluez pas et ne sur-jouez pas vos As accompagnés d'un kicker faible. Ce sont des mains facilement dominées et jamais réellement dominantes. J'ai bien dis "jamais". Ces mains vous mèneront à votre perte, au plus grand plaisir de vos adversaires.
Ensuite, les blinds sont effectivement plus grosses mais rien ne presse encore. Evitez de jouer des coups à tapis sur des 50/50 puisque vous pouvez attendre de trouver une situation plus favorable.

En appliquant ces conseils qui préconisent à la fois de l'agressivité et de la prudence, vous devriez arriver à atteindre la bulle régulièrement et dans des conditions optimales. Vous serez donc en mesure de rentabiliser votre mise de départ ou, tout du moins, vous pourrez lutter pour et c'est ce que nous verrons dans notre prochain article.

Bonne chance à tous. ]]>
http://www.maaxpoker.com/strategie/2209-le-milieu-de-sng-:-le-jeu-commence-maintenant.html
Les premiers niveaux d'un SNG Fri, 26 Jun 2009 17:23:58 Ne pas jouer pour mieux gagner.

Cela peut paraître étrange, et certainement décevant pour ceux d'entre-vous qui sont venus ici pour " apprendre à jouer ", mais la meilleure manière d'aborder un SNG est de ne justement pas jouer.

Durant les premiers niveaux de blinds votre but numéro 1 sera d'économiser vos jetons en vue des batailles qui vont suivre. Ce principe d'économie est vraiment primordial. Souvenez-vous que dans un SNG, et surtout en début de partie, les jetons perdus valent plus que les jetons gagnés ou ceux que vous n'aurez pas joués. Alors évitez les risques et laissez les autres en prendre à votre place. Ils se mettent en situation de perdre leur argent et de vous en faire gagner.

Un panel de mains très spécifique :

Dans cette optique , le panel de main (le range) qui vous reste à jouer devient très restreint et très spécifique. Ce panel de mains se compose de toutes les paires faites (de la paire de 2 jusqu'à la paire d'as) auxquelles on ajoute AK et AQ. Et c'est tout! Voici les seules mains que vous devriez jouer durant les premiers niveaux de jeu. Evitez de vous trouver des raisons pour jouer avec d'autres mains et rapprochez vous le plus possible du risque 0.
Pour vous simplifier la vie, dites-vous que durant cette phase de jeu, vous n'êtes venus que pour une bonne et simple raison : prendre le tapis de votre adversaire si cela est possible. Pour ce genre de mission, il vaut mieux être armé correctement, sinon c'est vous qui pourriez bien être la victime.

La manière de jouer notre panel de mains :

Maintenant que vous savez quel type de mains vous devez jouer, nous allons voir spécifiquement comment les jouer. Nous allons les passer en revue, des plus fortes jusqu'aux plus faibles.

AA et KK, les mains pour partir à la guerre : Lorsque vous recevrez l'une de ces deux mains, votre objectif sera de mettre un maximum de jetons au milieu. Votre but sera de partir à tapis pré-flop ou au flop car vous aurez un avantage des plus conséquents contre vos adversaires, avantage que vous vous devrez d'exploiter. Donc, si c'est à vous d'ouvrir le pot, faites-le en relançant. Si l'un de vos adversaire a déjà ouvert, sur-relancez. Si les mises s'envolent, allez à tapis. Ici, limper ou payer une relance n'est pas une option acceptable. Ne piégez pas, frappez fort !!

QQ et AK, des armes puissantes mais à manier avec vigilance : Voici les mains qui arrivent en seconde position dans notre sélection. Ce sont de très belles mains, avec lesquelles nous devons gagner des jetons, mais qui sont plus fragiles que les deux vues précédemment.
Ici, pas de limp non plus. Si c'est à vous d'ouvrir, faites-le en relançant. Si un de vos adversaires a déjà ouvert, vous pouvez soit le relancer mais, dans ce cas-là, faites-le avec conviction (pas de relance minimum), soit juste payer son ouverture pour aviser de la force de votre main au flop. Faites un peu les deux. Cela permettra de mixer votre jeu.
Toutefois faites attention. Si l'un de vos adversaires vous relance ou vous sur-relance, vous pouvez envisagez de vous coucher. D'autant plus si votre adversaire est quelqu'un de sérieux. C'est également le cas si deux joueurs veulent en découdre entre-eux. Evitez de vous mêler de leurs affaires. Cela peut paraître très conservateur, mais n'oubliez pas que pour le moment, vous devez éviter les coups marginaux et, quitte à ce qu'un joueur saute, autant que ce ne soit pas vous.

JJ et 1010 : Voilà des mains qui posent déjà moins de problèmes. Ce sont des mains puissantes que l'on se doit de jouer assurément. Ouvrez le pot si ça n'a pas déjà été fait, et payez une ouverture dans le cas contraire. Au flop, avisez de la force de votre main et jouez en conséquence. Si des joueurs s'emballent, sauvez-vous. Vous ne serez que très rarement favoris et jamais de manière assez conséquente pour que le jeu en vaille la chandelle.

AQ, la main hybride : Voilà une main trop souvent surévaluée en début de SNG. C'est une main jouable bien sûr, mais pas à n'importe quel prix. Ouvrez le pot si ça n'a pas été fait, mais passez si on vous relance derrière ou si quelqu'un a ouvert le pot avant vous.

Les petites paires (de 2 à 9), rien de plus simple : Voilà les mains les plus simples à jouer. Limpez vos petites paires dans le but de toucher votre brelan. Evitez de payer trop cher pré-flop (prenez un maximum de 5 big blinds ). Plus il y a de monde dans le coup, mieux c'est. A l'inverse, évitez de jouer vos petites paires contre un seul adversaire.

Les avantages de ce type de jeu :

Nous avons vu comment il fallait jouer les premiers niveaux d'un SNG et vous trouvez que ça n'a rien d'amusant. Je vous l'accorde, l'action risque de se faire rare. Mais voici des petites choses qui vont contrebalancer cette frustration.
Tout d'abord, durant ces 20 premières minutes, vous allez vous créer une image flagrante de serrure, image que vous pourrez utiliser à votre avantage plus tard quand les blinds seront plus attrayantes. Ce que vous n'aurez pas gagné en jetons, vous le gagnerez en image, ce qui vaut certainement plus cher.
Ensuite, utilisez votre temps libre pour observer vos adversaires et prendre des notes sur eux. Ces notes vous aideront grandement pour le milieu et la fin de la partie car vous aurez une lecture aiguisée du jeu de vos adversaires, chose qu'eux n'auront pas forcément sur vous.
Enfin, n'oubliez pas que si tout s'est bien passé, et bien vous serez toujours en course, contrairement à vos adversaires qui auront voulu flamber. Et c'est quand même ça qui reste le plus important...

Vous voilà fin prêt pour jouer vos début de SNG de manière optimale, et arriver au milieu de la partie dans de bonnes conditions. Bon courage à tous.
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http://www.maaxpoker.com/strategie/2208-les-premiers-niveaux-d-un-sng.html
- Sommaire - Thu, 25 Jun 2009 18:17:57 Règles du Jeu •

- Les règles du Texas Holdem, par 24Cooper24
- Les règles du Omaha Hi-Low, par x pp14
- Les règles du Stud, par aioros62
- Les règles du Stud Hi-Low, par aioros62
- Les règles du Razz, par aioros62


Stratégie Générale

- La réponse à vos questions, par x pp14

- Probabilités & Poker, par x pp14
- Des probabilités aux cotes, par x pp14

- Les mains de départ au Texas Hold'em, par 24Cooper24
- Les relances préflop, par 24Cooper24
- Sélection des mains préflop, par x pp14
- Défendre ses blinds : stratégie préflop par x pp14

- Omaha hi low : une stratégie de base, par x pp14


Techniques & Moves

- Le continuation-bet, par 24Cooper24
- Le floating, par 24Cooper24
- Le value-bet, par 24Cooper24
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- Induire un bluff, par x pp14


Poker Online

- La gestion de bankroll, par 24Cooper24
- Le multitabling, par 24Cooper24


Sit and Go

- Stratégie générale en SNG, par 24Cooper24
- Les premiers niveaux d'un SNG, par aioros62
- Le milieu d'un SNG, par aioros62
- La bulle d'un SNG, par aioros62
- Le dernier triangle d'un SNG, par aioros62

- Le modèle S.A.G.E., par Ciorak

- Stratégie en SNG Short-handed, par Noud
- Aborder les SNG Heads-up, par Klown


Cash-Game

- Le jeu préflop en Short-handed, par Ciorak


MTT

- Passer un edge marginal en début de tournoi, par Ciorak ]]>
http://www.maaxpoker.com/strategie/2165--sommaire-.html
Le modèle S.A.G.E Mon, 22 Jun 2009 23:38:01 Quand les tapis sont encore importants par rapport aux blinds, la lecture de l’adversaire, l’historique des mains jouées entre les deux joueurs, la psychologie et le niveau technique de chacun jouent une part prédominante dans l’issue du duel, mais lorsque les profondeurs de tapis sont réduites, les mathématiques reprennent le pas sur tout le reste. C’est là qu’intervient le SAGE system (Sit And Go Endgame system).

Le SAGE est une méthode mathématique qui vous permettra de savoir quand vous devrez envoyer votre tapis en étant en sb, ou quand coller le tapis de votre adversaire lorsque vous êtes en bb. Cette méthode ne s’applique que lorsque le tapis du joueur short stack à la table (vous ou votre adversaire) est inférieur ou égal à 7 fois le montant de la bb, et uniquement dans ce cas-là. Dans le cas où vous serez de bb et que la sb fera autre chose que de mettre tapis (en limpant ou en raisant moins que son tapis), vous ne pourrez pas appliquer cette méthode.

Dans le cadre du SAGE system, les cartes ont une valeur numérique qui vous servira à calculer la « puissance » de votre main sous forme de points :

- un 2 vaut 2 points
- un 3 vaut 3 points
- …
- un 10 vaut 10 points
- un J vaut 11 points
- une Q vaut 12 points
- un K vaut 13 points
- un A vaut 15 points

Pour calculer la puissance de votre main, vous devrez suivre les règles suivantes :

- prendre le nombre de points de la carte la plus haute de votre main et le multiplier par 2
- ajouter le nombre de points de la carte la plus basse
- ajouter 22 points s’il s’agit d’une paire servie
- ajouter 2 points si les cartes sont suited.

Ex : J8o = (11 x 2) + 8 = 30 points
66 = (6 x 2) + 6 + 22 = 40 points
AKs= (15 x 2) + 13 + 2 = 45 points
23o = (3 x 2) + 2 = 8 points

Une fois que vous avez le nombre total de points que représente votre main, vous n’avez plus qu’à vous référer au tableau suivant pour savoir quand coller un tapis (en bb) ou quand envoyer votre tapis (en sb). N’oubliez pas que seul le plus petit tapis des deux sert de référence pour appliquer le SAGE system.
La colonne de gauche représente le nombre de bb dont dispose le short stack dans son tapis (R = le plus petit tapis / le montant de la BB)

http://i43.tinypic.com/2ii97qa.jpg



















Ex1 : les blinds sont à 200/400, les tapis respectifs de la SB et de la BB sont de 2400 et 5100. La SB a Q6s en main.
Q6s = 12 x 2 + 6 + 2 = 32 points.
Avec 6 bb dans son tapis, la SB doit avoir une main valant 25 points pour pouvoir envoyer son tapis de façon profitable. Avec Q6s et donc 32 points, cela est largement suffisant. La SB doit donc envoyer son tapis sans aucune hésitation.

Ex2 : blinds et tapis identiques. La SB possède 56o.
56o = 6 x 2 + 5 + 2 = 19 points.
Avec seulement 19 points, la SB va devoir jeter sa main.

Ex3 : blinds et tapis identiques, la SB envoie son tapis et la BB détient J8s.
J8s = 11 x 2 + 8 + 2 = 32 points.
Pour pouvoir caller le tapis adverse de façon profitable, le joueur en BB devra avoir une main valant 29 points (la référence étant le plus petit tapis des deux joueurs). Avec 32 points, la BB peut caller le tapis de la SB sans hésitation.

Au delà d’un système à appliquer à la lettre, le SAGE permet de se rendre compte du type de mains nécessaires pour caller ou envoyer son tapis. Les joueurs ont souvent tendance à sous-évaluer la valeur réelle de leur main en head’s-up et, avec un peu de pratique, vous vous rendrez compte que vous foldiez certainement trop souvent.
Le tableau n’étant pas si simple que cela à apprendre, je ne saurai trop vous conseiller de le reproduire et de l’afficher près de votre écran d’ordinateur afin d’appliquer ce système sans trop de difficultés. N’oubliez pas, le SAGE est infaillible. En l’appliquant, vous développerez un jeu mathématiquement inexploitable. Cela signifie que même Phil Ivey ou Daniel Negreanu ne pourraient pas utiliser les failles de votre jeu pour remporter le head’s-up, une bonne raison pour ne pas le négliger non?
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http://www.maaxpoker.com/strategie/2027-le-modele-sage.html
Des probabilités aux cotes Mon, 22 Jun 2009 04:59:51 La cote pure

La cote pure ou "cote de la main" est le rapport entre les chances qu’a un joueur de perdre et ses chances de gagner.
on dit qu'on a une cote de x contre 1, on la note x : 1.

Comment passer rapidement d'une probabilité à une cote:
2 temps:

-Passer d'une probabilité à un ratio du type 1 chance sur x.
-Passer du ratio de chance à la cote.

Prenons l'exemple d'un tirage couleur une fois qu'il ne reste que la river à retourner :

rappel : calcul de la probabilité :
nombre d'outs = 9.
9 x 2 + 1 = 19%

19/100 = (environ) 1/5 soit 1 chance sur 5 de gagner le coup.
1/5 est le ratio.

Pour passer du ratio à la cote il suffit de soustraire 1 au dénominateur du ratio ( le 2e chiffre cité)
ainsi 5 - 1 = 4 et d' inverser l'ordre des chiffres, ce qui donne une cote de 4 contre 1 (4:1)


Conversions:

50%------------1:1
40%------------2:3 (1,5:1)
33%------------2:1
25%------------3:1
20%------------4:1
17%------------5:1
14%------------6:1
12,5%---------7:1
11%------------8:1
10%------------9:1
9%--------------10:1
1%--------------99:1



La cote du pot

C'est le rapport entre le montant total du pot et la somme qu'il faut engager pour rester dans le coup.

Par exemple, si le montant du pot s’élève à 60 $, et qu’un joueur mise 20 $,la valeur du pot est alors égale à 60 +20 soit 80$.
La cote du pot est donc de 80:20 soit 4:1.
Vous rajouter 1 pour prendre 4.

Si la cote du pot est supérieure ou égale à la cote pure, il est alors profitable de poursuivre le coup.
Dans ce cadre, il faudra donc une cote pure de 4:1 soit une probabilité de gagner le coup supérieure ou égale à 20%.



La cote implicite

Il arrive souvent que la cote du pot soit en notre défaveur.
Cependant, il reste encore un tour voire deux tours de mise, et nous pouvons ou devons extrapoler sur le pot final.
Il s'agit dès lors de prendre en compte non seulement l’argent qui est déjà sur le tapis, mais aussi celui qui sera probablement rajouté d’ici la fin du pot.
En gros ce que nous pensons pouvoir prendre en plus à notre adversaire si nous touchons.

En pratique, il faut recalculer la cote du pot en incluant ce qu'on pense gagner au final si l'on touche.
Bien sûr ce n'est pas une science exacte et le read sur notre adversaire et le caractère visible ou non de notre tirage sont les facteurs principaux pour évaluer ce qu'on pourra extraire par la suite.

Dans ce contexte, si le montant du pot s’élève à 60 $, qu’un joueur mise 20 $ et que je pense pouvoir lui prendre 80$ si je touche mes cartes, la valeur du pot devient alors égale à 60 +20 + 80 soit 160$.
Ce qui nous donne une cote de 160/20 soit 8:1, ce qui implique qu'on pourra payer avec une cote pure de 8:1 soit 11% de chances d'améliorer donc 5 outs.

Remarque: surestimer la cote implicite est dangereux.




Ce coté mathématique peut sembler fastidieux, mais un bon joueur est avant tout quelqu'un qui prend des risques réfléchis au regard des récompenses éventuelles (risk / award).

Certes une bonne côte n'est pas forcément synonyme de call automatique, notamment en tournoi où selon le stack et le moment il faut savoir trier les spots, néanmoins le succès au poker dépend en grande partie des calculs mathématiques.
D'autant plus sur le net où l'on peut avoir un gros volume de jeu et où la psychologie intervient moins qu'en live. ]]>
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